La ligne D du métro Lyonnais
 Espacement des trains
 et signalisation

 

Sur une ligne de métro classique, la signalisation repose sur les mêmes principes que sur les lignes de chemin de fer: la voie est découpée en sections successives, appelées cantons, ou circuits de voie (CDV) de 50m à 1km le long pour le métro lyonnais. Ils sont séparés par des signaux. Un train n'est autorisé à pénétrer sur un canton que si le train précédent l'a libéré (voire même, dans le cas du "canton tampon", si le canton suivant est lui aussi libre).
Les cantons sont dimensionnés pour permettre l'arrêt en sécurité sur le canton, à partir de la plus grande vitesse autorisée.

L'avantage principal de MAGGALY dans ce domaine est qu'il n'y a plus de canton fixe. En effet, ils sont remplacés par des cantons mobiles déformables, une innovation dont MAGGALY fut une des premières installations à profiter. Ce système assure une sécurité anticollision selon un principe différent des protections classiques, mais certainement au moins aussi efficace.

  1. Les équipements au sol (tapis magnétique) transmettent à chaque rame environ 3 fois par seconde la position des trains à l'avant. Il peut ainsi connaître à tout instant sa position et sa vitesse.

  2. La rame connaissant ses propres performances de freinage, elle calcule sa vitesse de manière à pouvoir s'arrêter en tout état de cause avant le point d'arrêt le plus proche: la rame précédente ou le " point d'arrêt sécuritaire "

  3. Le canton est dit mobile car il est poussè par la rame selon sa progression de manière à assurer sa propre sécurité, et déformable, car sa longueur varie en fonction de la vitesse de la rame: plus elle roule vite, plus le canton sera long, plus elle ira lentement, plus le canton se réduira, jusqu'à permettre un accostage entre deux rames (secours en tunnel par exemple).

Ce dispositif permet à MAGGALY d'atteindre une fréquence de passage d'une rame toutes les 90s.